Un usage quotidien des écrans interactifs nuit au sommeil de l’enfant

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Royaume-Uni – Avril 2017 – Lien vers l’étude Problématique Déterminer si la fréquence d’usage des écrans interactifs impacte le sommeil des enfants entre 6 et 36 mois. Méthodologie Une enquête en ligne a été menée au Royaume-Uni auprès de 715 parents pour réunir des données quant au temps d’écran (télévision et usage d’écrans interactifs) et au sommeil (temps de sommeil le jour et la nuit, endormissement, nombre de réveils pendant la nuit) de leur enfant. Résultats Il existe une corrélation négative entre l’usage d’écrans tactiles et la durée de sommeil la nuit et de sommeil le jour. Lorsqu’on étudie le temps de sommeil global (jour et nuit), la corrélation reste identique. Sur une échelle quotidienne, chaque heure supplémentaire d’écran tactile réduit de 15,6 minutes le sommeil de l’enfant. De plus, il existe une corrélation positive entre l’usage d’écran interactif et le temps d’endormissement. En revanche, aucune corrélation n’a été observée entre le temps d’écran tactile et le nombre de réveils par nuit. Étude réalisée par :  Celeste H.M. Cheung, Rachael Bedford, Irati R. Saez De Urabain, Annette Karmiloff-Smith, Tim J. Smith

Méta-analyse des effets des écrans sur le sommeil

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Mondial – Décembre 2016 – Lien vers l’étude Problématique Le sommeil est indispensable au bon développement bio-psycho-social de l’enfant. Désormais omniprésents, les écrans impactent-ils la qualité et la quantité de sommeil de l’enfant? Méthodologie Au sein de 12 bases de données, 20 études sur 467 ont été retenues pour leur qualité afin de construire cette analyse. Elles s’intéressent au global à 125 198 enfants de 6 à 19 ans sur quatre continents. Résultats Il existe une forte corrélation positive entre l’usage d’écrans mobiles au coucher et : • Une quantité insuffisante de sommeil • Une dégradation de la qualité du sommeil • Une augmentation des endormissements pendant la journée Ces corrélations existent également lorsque l’écran est présent dans la chambre à coucher sans que l’enfant ne l’utilise. Étude réalisée par :  Ben Carter, Philippa Rees, Lauren Hale, Darsharna Bhattacharjee, Mandar Paradkar

L’autorégulation de l’enfant et l’exposition précoce aux écrans

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USA – Mai 2014 – Lien vers l’étude Problématique Examiner les liens possibles entre les capacités d’autorégulation des jeunes enfants et l’exposition aux écrans (TV et Vidéo) à l’âge de 2 ans. L’hypothèse est que les enfants ayant des difficultés à s’autoréguler consomment davantage de vidéos, probablement en mimétisme de leurs parents. Méthodologie Cette étude longitudinale a été réalisée auprès d’une cohorte de 7450 enfants dans leur petite enfance. Lorsque les enfants atteignaient 9 mois et 2 ans, leurs parents répondaient à un questionnaire sur la capacité d’autorégulation : « Infant Toddler Symptom Checklist ». Résultats et conclusions Les enfants regardent en moyenne 2,3 heures de vidéo par jour à 2 ans. Ceux avec des capacités d’autorégulation faibles regardent les écrans environ 0.23 heures en plus par jour que ceux capables de s’autoréguler. Cette corrélation écran / autorégulation est légèrement plus marquée dans les foyers anglophones et CSP-. En conclusion, les problèmes d’autorégulation pendant la petite enfance sont associés à la surexposition médiatique, même après vérification d’autres facteurs risques. Une meilleure compréhension de cette causalité peut aider les parents à réduire le temps d’écran de leurs enfants. Étude réalisée par :  Jenny S. Radesky, MD; Michael Silverstein, MD, MPH; Barry Zuckerman, MD; and Dimitri A. Christakis, MD, MPH

Exposition aux écrans chez l’enfant et développement du tout-petit

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USA – Décembre 2010 – Lien vers l’étude Par Suzy Tomopoulos, MD; Benard P. Dreyer, MD; Samantha Berkule, PhD; et al Problématique Déterminer si la durée passée devant un écran et la nature du contenu regardé à l’âge de 6 mois ont des effets sur le développement cognitif et du langage de l’enfant lorsqu’il atteint 14 mois. Méthodologie Cette étude longitudinale a été menée dans un hôpital public en zone urbaine auprès de 259 mères de CSP- et leur(s) jeune(s) enfant(s). Résultats Sur 259 enfants, 249 (96.1%) ont été exposés aux écrans à l’âge de 6 mois pour une durée minimale de 2 heures par jour. Trois types de contenus ont été testés : divertissant, éducatif, inadapté à l’âge. Les analyses ajustées et non ajustées montrent une corrélation positive entre le temps d’écran à l’âge de 6 mois et des retards cognitif et de langage à l’âge de 14 mois. Cette corrélation est similaire qu’il s’agisse de contenus divertissants ou éducatifs. Elle est aggravée lorsqu’il s’agit de contenus inadaptés à l’âge.

Exposition précoce à la télévision et bien-être global à 10 ans

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Canada – Mai 2010 – Lien vers l’étude Par Linda S. Pagani, PhD; Caroline Fitzpatrick, MA; Tracie A. Barnett, PhD et al Eric Dubow Problématique Déterminer l’influence de l’exposition à la télévision pendant la petite enfance sur les résultats scolaires et les caractéristiques psychosociales et de mode de vie de l’enfant à 10 ans. Méthodologie Cette étude longitudinale réalisée par l’Institut de la Statistique du Québec porte sur une cohorte de 1314 enfants. A travers des questionnaires auprès des parents, cette étude corrèle le temps hebdomadaire passé devant la télévision à 29 et 53 mois et les résultats scolaires et de santé physique et psychosociale à 10 ans. Résultats Chaque heure de télévision supplémentaire à l’âge de 29 mois entraîne à l’âge de 10 ans : • 7% de baisse de la productivité en classe : baisse de l’attention, de la concentration, de l’autorégulation… • 6% de dégradation des performances en mathématiques • 10% de risques en plus d’être victimisé par ses camarades de classe • 13% de temps en moins consacré aux activités sportives le weekend • 9% de moins d’activités nécessitant un effort physique • 9% et 10% de hausse de la consommation, respectivement, de boissons sucrées

Impacts sociaux et comportementaux de la télévision chez les petits

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Japon – Mars 2010 – Lien vers l’étude Par Shunyue Cheng, Tadahiko Maeda, Sakakihara Yoichi, Zentaro Yamagata, Kiyotaka Tomiwa Problématique Examiner le lien entre une exposition précoce à la télévision (18 et 30 mois) et les conséquences émotionnelles et comportementales à l’âge de 30 mois. Méthodologie Cette étude longitudinale se base sur des données rassemblées auprès de 479 enfants japonais. Le temps de télévision de chaque enfant à 18 et 30 mois est vérifié dans des rapports réalisés par la mère. Les variables ensuite mesurées se basent sur un questionnaire évaluant les compétences et les difficultés : « Strengths and Difficulties Questionnaire (SDQ) », dont les résultats sont analysés par la méthode de covariance afin de mesurer l’impact de l’exposition à la télévision sur les développements sociaux et comportementaux. Résultats et conclusions Il existe une corrélation positive entre l’exposition quotidienne à la télévision d’un enfant de 18 mois et le développement de l’hyperactivité et de troubles de l’attention ; et une corrélation positive entre l’exposition quotidienne à la télévision et un comportement prosocial peu développé à 30 mois.

L’OMS reconnaît l’addiction aux jeux vidéos comme trouble mental

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Mai 2019 Par l’Organisation Mondiale de la Santé Pourquoi le trouble du jeu vidéo a-t-il été inclus dans la CIM-11? La décision relative à l’inclusion du trouble du jeu vidéo dans la CIM-11 a été sous-tendue par les analyses des données factuelles disponibles et procède d’un consensus d’experts dans des disciplines différentes, issus de régions géographiques diverses, qui ont participé aux consultations techniques tenues par l’OMS dans le cadre de l’élaboration de la CIM-11. Déclaration de l’OMS : Le trouble du jeu se caractérise par un ensemble de comportements de jeu persistants ou récurrents («jeux numériques» ou «jeux vidéo»), qui peuvent être en ligne (c’est-à-dire sur Internet) ou hors ligne, se manifestant par : • altération du contrôle du jeu (apparition, fréquence, intensité, durée, terminaison, contexte, etc.) ; • priorité croissante accordée au jeu dans la mesure où le jeu prime sur les autres intérêts de la vie et les activités quotidiennes ; et • poursuite ou escalade du jeu malgré la survenue de conséquences négatives. Le type de comportement est suffisamment grave pour entraîner une altération significative du fonctionnement personnel, familial, social, éducatif, professionnel ou autre. Le comportement de jeu peut être continu ou épisodique et récurrent. Le comportement de jeu et d’autres caractéristiques sont généralement manifestes sur une période d’au moins 12 mois afin de permettre l’attribution d’un diagnostic, bien que la durée requise puisse être raccourcie si toutes les exigences en matière de diagnostic sont remplies et si les symptômes sont graves.