Lien entre l’usage des écrans et l’attention soutenue : approche cumulative des écrans

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ISRAËL – Novembre 2020  États des lieux et problématique   Cette recherche a tenté de savoir si l’utilisation cumulative des écrans était liée aux  capacités d’attention de l’enfant. Ce questionnement a commencé à s’élaborer  lorsque les écrans pour enfants sont devenus plus accessibles, rapides et excitants.  Car nous savons que le développement de l’attention a des bases biologiques et  génétiques mais il est également façonné par notre environnement.   Méthodologie   Cette étude longitudinale s’est concentrée sur trois moments de l’enfance : 18 mois  (T1), 22 mois (T2) et 26 mois (T3). L’approche cumulative des écrans a pris en compte  4 usages des écrans. Le temps total d’écran de l’enfant, la télévision de fond,  l’utilisation de l’écran pour calmer l’enfant et le temps d’écran des parents.  L’échantillon initial était composé de 207 mères et enfants. Les capacités d’attention  soutenue des enfants ont été mesurées en utilisant le ECBQ-SF (Early Childhood  Behavior Questionnaire Short Form). Ce questionnaire comporte 6 items qui évaluent  les capacités de l’enfant à maintenir son attention sur un objet tout en résistant aux  distractions. C’était aux mère de répondre à ce questionnaire. Par exemple, il y avait  comme question : « Votre enfant passe-t-il rapidement d’une activité à une autre ? À  quelle fréquence votre enfant est-il facilement distrait ? ». Elle devait évaluer chaque  item sur une échelle allant de 1 (jamais) à 7 (toujours).   Résultats et implications pratiques   Les résultats ont montré que l’utilisation cumulée des écrans à 18 mois prédit  négativement l’attention soutenue des enfants à 22 mois puis 26 mois. Cela suggère  donc que l’exposition à de multiples usages des écrans (plutôt qu’un) est liée à une  diminution des capacités d’attention pendant la petite enfance. En conclusion, cette  étude peut servir d’élaborer des initiatives de prévention au niveau de la famille. Il est  intéressant d’encourager les parents à utiliser les écrans de manière réfléchie et appropriée. Étude réalisée par :  Gueron-Sela, N., & Gordon-Hacker, A. (2020). Longitudinal links between media use and focused  attention through toddlerhood : A cumulative risk approach. Frontiers in Psychology, 11.  

Lien entre le temps d’écran, la sédentarité et le sommeil chez des enfants de moins de 5 ans

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Écosse – Novembre 2019  Problématique   Nous savons que le sommeil est crucial pour le développement des enfants. Cette  revue systématique a tenté de savoir s’il y avait un lien entre le temps d’écran, les  comportements sédentaires et le sommeil chez enfants âgés de 0 à 5 ans.  Méthodologie   Cette méta-analyse comprenant 31 articles scientifiques a classé par groupe d’âge les  enfants ; nourrissons (0 à 1an), tout-petit (1 à 3 ans) et enfants d’âge préscolaire (3 à  5 ans). Il existe des différences majeures au cours des premières années, tant au  niveau physique que cognitif. C’est pour cela qu’il est important de faire une  distinction. Les variables étudiées étaient le temps d’écran quotidien et en soirée des  enfants, le comportement sédentaire (activité physique, le comportement sédentaire  total et le jeu en plein air) et la qualité et quantité de sommeil des enfants.  Résultats et implications pratiques   Les résultats indiquent que le temps passé devant un écran diminue significativement  la qualité de sommeil chez les nourrissons, les tout-petits et les enfants d’âge  préscolaire. En ce qui concerne l’activité physique, le jeu en plein air est positivement  associé à la qualité et la quantité de sommeil chez les tout-petits et les enfants d’âge  préscolaire. Il a également été démontré que la sédentarité est fortement touchée  par la consommation d’écrans. Selon les nouvelles lignes directrices de l’Organisation  mondiale de la Santé (OMS), l’enfant de moins de 5 ans devrait passer moins de temps  assis devant un écran et consacrer plus de temps à des jeux actifs. Les résultats de  cette méta-analyse recommande donc à encourager les comportements favorisant le  sommeil, comme par exemple, moins d’écran le soir et plus d’activités en plein air le  jour. Étude réalisée par :  Janssen, X., Martin, A., Hughes, A. R., Hill, C. M., Kotronoulas, G., & Hesketh, K. R. (2020). Associations  of screen time, sedentary time and physical activity with sleep in under 5s : A systematic review and meta analysis. Sleep Medicine Reviews, 49, 101226. 

Temps d’écran et troubles de l’attention chez les jeunes enfants

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Canada – Avril 2019 – Lien vers l’étude Problématique Avant d’entrer à l’école, les enfants passent en moyenne deux heures par jour devant les écrans. Quels sont les effets de ce temps d’écran sur l’attention? Méthodologie Cette étude longitudinale se base sur les données de la cohorte néonatale canadienne CHILD (Canadian Healthy Infant Longitudinal Development) qui étudie la santé de 3455 enfants. Résultats La majorité des enfants ont une consommation quotidienne de 1.4 heures à 5 ans et 1.5 heures à 3 ans. En comparaison des enfants qui passent moins de 30 minutes par jour devant un écran, ceux qui regardent plus de 2 heures quotidiennement ont : – Une hausse de 2.2 points au test d’externalisation « externalizing T-Score » – 5 fois plus de problèmes cliniques d’externalisation – Presque 6 fois plus de troubles cliniques de l’attention – Presque 8 fois plus de symptômes de TDAH En revanche, l’étude ne montre pas de liens entre le temps d’écran et les comportements agressifs. Étude réalisée par : Sukhpreet K. Tamana,Victor Ezeugwu, Joyce Chikuma, Diana L. Lefebvre,Meghan B. Azad, Theo J. Moraes, Padmaja Subbarao, Allan B. Becker, Stuart E. Turvey, Malcolm R. Sears, Bruce D. Dick, Valerie Carson, Carmen Rasmussen, Piush J. Mandhane

Diodes électroluminescentes (LED) et santé humaine & environnement

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France – Avril 2019 – Lien vers l’étude Alors que l’usage des LED se généralise et que les objets à LED se multiplient, l’Anses publie la mise à jour de son expertise de 2010 relative aux effets sanitaires des LED après analyse de 600 nouvelles publications scientifiques. L’Agence confirme la toxicité de la lumière bleue sur la rétine. Elle met aussi en évidence des effets perturbant les rythmes biologiques et de sommeil liés à une exposition le soir ou la nuit à la lumière bleue, notamment via les écrans et en particulier pour les enfants. L’Agence recommande donc de limiter l’usage des dispositifs à LED les plus riches en lumière bleue, tout particulièrement pour les enfants (ampoules, écrans et jouets), et de diminuer autant que possible la pollution lumineuse pour préserver l’environnement. Étude réalisée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).

Temps d’écran, motricité et activité physique avant la scolarisation

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USA – Mars 2019 – Lien vers l’étude Problématique Déterminer les liens entre le temps d’écran, la motricité, l’activité physique et la sédentarité chez l’enfant avant sa scolarisation. Méthodologie 126 enfants de 3-4 ans ont participé à cette étude longitudinale prospective sur l’activité physique. Des évaluateurs entraînés ont mené dans ce cadre des tests sur le développement moteur (TGMD-3) et sur le mouvement et la motricité (MABC : Movement Assessment Battery for Children-2nd edition). D’autres variables ont été mesurées telles que l’âge, le genre, le revenu du foyer familial. Résultats et conclusions Les enfants sont âgés entre 2,9 et 3,9 ans (54% de filles, 46% d’origine caucasienne, 42% d’afro-américains et 12% d’autre origine ethnique). 48% d’entre eux vivent dans des foyers dont les revenus sont inférieurs ou égaux au seuil de pauvreté. Le temps d’exposition aux écrans varie entre 1,5 heure et 8,7 heures par jour. Il existe une corrélation positive entre l’activité physique et le développement moteur de l’enfant (motricité globale et motricité fine). Il existe une corrélation négative entre le temps d’écran et le développement moteur de l’enfant (motricité globale et motricité fine). Étude réalisée par :  E. Kipling Webster, Corby K. Martin, Amanda E. Staiano

Temps d’écran et décryptage des émotions entre 4 et 8 ans

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Norvège – Février 2019 – Lien vers l’étude Problématique Déterminer si la substitution des interactions humaines par les activités numériques impacte la capacité des enfants à développer leur compréhension des émotions. Méthodologie Cette étude communautaire et longitudinale auprès de 960 enfants norvégiens de 4 ans, suivis aux âges de 6 et 8 ans examine les corrélations entre temps d’écran et décryptage des émotions. Résultats et conclusions Les enfants ayant le plus d’exposition aux écrans (TV ou jeux vidéo à 4 ans et TV dans la chambre à 6 ans) ont des moins bons scores de compréhensions des émotions deux ans plus tard que ceux moins exposés aux écrans. Ces résultats mettent en lumière l’importance des interactions en face à face pour garantir le développement des compétences sociales et émotionnelles du jeune enfant. Étude réalisée par :  Věra Skalická, Beate Wold Hygen, Frode Stenseng, Silja Berg Kårstad, Lars Wichstrøm

Écrans mobiles et retards de langage chez les enfants de 18 mois

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Canada – Février 2019 – Lien vers l’étude Problématique L’objectif de cette étude est d’examiner les liens entre l’utilisation d’écrans mobiles et les retards dans l’apprentissage du langage et de la communication chez l’enfant de 18 mois. Méthodologie Cette étude transversale a été réalisée de septembre 2011 à décembre 2015 au sein du réseau de soins « TARGet Kids! » auprès d’une cohorte de 893 enfants (âge moyen 18,7 mois, 54,1% masculin). La mesure du temps d’écran mobile a été réalisée via des enquêtes auprès des parents. Résultats et conclusions L’étude montre une corrélation significative entre l’utilisation d’écrans mobiles et les retards de langage rapportés par les parents chez l’enfant de 18 mois. La médiane de consommation quotidienne de l’écran mobile est de 15,7 minutes et chaque demi-heure supplémentaire de temps d’exposition quotidien s’accompagne d’une augmentation des risques des retards de langage. Étude réalisée par :  Meta van den Heuvel, PhD; Julia Ma, MPH; Cornelia M. Borkhoff, PhD; Christine Koroshegyi, MA; David W. H. Dai, MSc, Patricia C. Parkin, MD; Jonathon L. Maguire, MD-MSc, Catherine S. Birken, MD-MSc

Télévision dans la chambre de l’enfant et développement bio-psycho-social

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Canada – Décembre 2018 – Lien vers l’étude Problématique Déterminer si la présence d’une télévision dans la chambre d’un enfant avant sa scolarisation entraîne des risques sur la santé mentale et physique et sur les relations sociales à l’adolescence. Méthodologie Cette étude longitudinale a étudié une cohorte de 907 filles et 952 garçons au Quebec. Elle met en parallèle la présence d’une télévision dans la chambre de l’enfant à l’âge de 4 ans avec les données sur le développement de l’enfant à 12-13 ans. Résultats Au-delà des facteurs individuels et familiaux préexistants, la présence d’une télévision dans la chambre à l’âge de 4 ans entraîne à 12 ans : • Un plus grand IMC • De plus mauvaises habitudes alimentaires • Des troubles émotionnels plus forts • Des symptômes dépressifs • De la victimisation • Des agressions physiques • De plus faibles capacités sociales Étude réalisée par :  Linda S. Pagani, Marie Josée Harbec, Tracie A. Barnett

Temps d’écran et mal-être psychologique chez les enfants et les adolescents

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USA – Décembre 2018 – Lien vers l’étude Problématique Déterminer si les limitations du temps d’écran préconisées par certaines organisations médicales sont pertinentes. Méthodologie Cette étude américaine a été menée en 2016 auprès d’une cohorte de 40 337 enfants âgés de 2 à 17 ans sélectionnés aléatoirement. Résultats et conclusions A partir d’une heure par jour, chaque heure supplémentaire devant un écran est associée à : un mal-être psychologique, un manque de curiosité, un manque de self-control, une plus grande distractabilité, des difficultés à se faire des amis, une instabilité émotionnelle, des difficultés à mener une tâche à son terme. Parmi les 14-17 ans, les gros consommateurs d’écrans (plus de 7 heures par jour) ont deux fois plus de risques de développer de l’anxiété ou une dépression. Une consommation modérée d’écrans (environ 4h par jour) est également associée à un certain mal-être psychologique. A l’inverse, les enfants qui consomment moins d’une heure d’écran par jour ont les même résultats que ceux qui n’en consomment pas du tout. Les tout-petits surexposés sont deux fois plus susceptibles de s’énerver rapidement et ont davantage de mal à se calmer une fois excités. Toutes les corrélations entre temps d’écran et mal-êtres psychologiques sont plus marquées chez les adolescents que chez les enfants. Étude réalisée par :  Jean M.Twenge, W. Keith Campbell

Troubles de l’attachement et exposition précoce aux écrans

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Japon – Août 2018 Problématique De nombreuses études ont fait état des effets néfastes de l’exposition des enfants aux médias. On compte parmi ces effets des retards du développement cognitif, de l’hyperactivité et des troubles de l’attention. Les symptômes de ces enfants imitent parfois les troubles du spectre autistique (TSA). Cette étude se penche sur le cas d’un garçon exposé aux écrans précocement qui a été diagnostiqué d’un trouble de l’attachement. Méthodologie Ce garçon unique né à terme de parents japonais se développe normalement jusqu’à l’âge de 18 mois. A l’âge de 5 ans ses parents remarquent que parfois il ne réagit pas. On pose le diagnostic d’épilepsie frontale sur le tracé EEG et les signes d’épilepsie disparaissent après trois mois de traitement par Dépakine. Mais, en plus de l’épilepsie, il souffre d’autres problèmes de comportement qui rappellent les symptômes du TSA : l’enfant est incapable d’établir un contact visuel, est hyperactif, a des retards de langage, ne répond à aucune question, ses seules paroles compréhensibles sont de répéter ce qu’il entend sur les écrans. Son score de 37 au test « Childhood Autism Rating Scale » (CARS) le place dans le groupe « autisme sévère ». Le traitement mis en place consiste à le soustraire à tout contact avec les écrans et à encourager les parents à le faire jouer d’une autre manière (pâte à modeler, faire des chatouilles, courir après son père dans le parc, etc…). Résultats et conclusions Après deux semaines sans écran, le jeune garçon est capable d’établir un contact visuel, raconte comment il joue avec ses parents, parvient à écouter les autres et à s’asseoir tranquillement. Après deux mois sans écrans, son score de CARS passe à 26,5 ce qui le place dans le groupe non-autiste (score normal inférieur à 29). L’exposition précoce aux écrans peut affecter les relations parents/enfants et donc l’attachement, avec le risque de développer une variété de troubles des relations sociales et du comportement dont les symptômes ressemblent à l’autisme. Il est important de reconnaitre ces symptômes pour poser un diagnostic correct et offrir une prise en charge adaptée en vue de modifier de façon significative les symptômes en un temps relativement court. Étude réalisée par :  Yurika Numata-Uematsua, Hiroyuki Yokoyamab, Hiroki Satoa, Wakaba Endoa, Mitsugu Uematsua, Chieko Naraa, Shigeo Kurea Chonchaiya, Prapasri Nuntnarumit, Chandhita Pruksananonda